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La statue de Bala : l'hommage à un ambassadeur

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Date de l'événement: 
8. Septembre 2017

La ville de Dax inaugurera, vendredi 8 septembre à 11h, une statue à l’effigie de Pierre Alabaledo. Installée proche du stade municipal de rugby, l’œuvre du sculpteur Christian Maas rend hommage à ce célèbre ambassadeur dacquois, d'abord international de rugby, puis grand chroniqueur sportif.


Il incarne tout ce que le rugby à quinze a fait de mieux, à toutes les époques, dans tous les stades du monde, à commencer par le stade Maurice-Boyau, où il a foulé les pelouses avec le maillot de l'Union Sportive Dacquoise. Depuis son enfance au Sablar, dont il a si souvent parlé avec une douce nostalgie d’un temps fondateur, c'est toute une ville qui l'a vu grandir.
D’abord comme l'enfant de Dax qu'il était au sein d'une belle fratrie entre des parents d'origine navarraise et andalouse.
Ensuite comme joueur d'un seul club: l'Union Sportive Dacquoise. Dacquois parmi les Dacquois. Dacquois plus Dacquois que tous les Dacquois. « Pur Landais » comme l'écrivait même en 1963 le quotidien Sud Ouest à la veille de la finale du championnat de France, perdue contre Mont-de-Marsan. Ce jour-là, il était photographié perché sur des échasses, vêtu d'une peau de mouton, coiffé d'un béret, appuyé à un pin. Difficile en effet de faire plus Landais.

 


Enfin, comme un grand chroniqueur sportif. Il est devenu célèbre dans tout l'hexagone, voire au delà, grâce à une seconde vie menée aux micros de la radio et de la télévision, pour commenter les plus grands événements du rugby mais aussi taurins. Il est  devenu l'inventeur même de la fonction de consultant, laquelle depuis s'est largement développée dans le monde sportif.
Dans tous les foyers français il a porté son accent, ses expressions désormais consacrées, sa compétence bien sûr et aussi cette couleur dacquoise, aux côtés d'un tonitruant Roger Couderc jamais avare de compliments et d'enthousiasme et aussi de chauvinisme pour ses chers « petits ». Aux côtés, plus tard de Pierre Salviac et enfin à la radio jusqu'au moment de la despedida totale et définitive il y a quelques années.

Toute sa vie a finalement passé sur une rive et sur l'autre du fleuve Adour, il a participé à la notoriété de la sous-préfecture des Landes. Il parlé des lumières du grand paquebot du Splendid, commenté les grandes faenas des arènes de Dax et d’Espagne, et expliqué aux journalistes parisiens la culture bon enfant des fêtes du sud-ouest. Toujours disponible pour le passant qu'il croise place de la Fontaine-Chaude, pour le curiste qui le sollicite ou pour tous ceux qui souhaitent tous simplement lui parler, il est davantage Pierrot Bala que Monsieur Albaladejo.
Avec cette œuvre c'est toute une ville et son club, l'Union Sportive Dacquoise, qui souhaitaient lui rendre un hommage. Désormais figé balle en main, il va disputer le plus grand des matches. Celui qui affronte l'éternité.